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Un nouveau rapport sur la COVID-19 en Afrique souligne le besoin d’améliorer l’accès aux services de soins de santé et la protection du personnel sanitaire

September 27, 2020

Plus de 24 000 adultes répartis dans 18 États membres de l’Union africaine apportent des informations sur les effets indirects du virus 

NEW YORK, USA, le 24 septembre 2020 -/African Media Agency (AMA)/- La plupart des États membres de l’Union africaine (UA) ont rapidement mis en œuvre des mesures de santé publique et sociales (MSPS) pour contenir l’épidémie de COVID-19. Ces mesures ont probablement ralenti la propagation du virus, et le nombre de cas en Afrique est resté inférieur aux prévisions. Bien que de nombreux gouvernements aient depuis lors assoupli les restrictions, permettant ainsi la reprise d’une certaine activité économique, de nouvelles recherches menées par le Partenariat pour une réponse à la COVID-19 fondée sur des données probantes (PERC) mettent en exergue les charges indirectes importantes que le virus fait peser en Afrique et offrent des recommandations aux gouvernements à l’heure où les pays augmentent ou réduisent les MSPS pour contrôler la pandémie.

Près de la moitié des personnes interrogées ont déclaré avoir renoncé aux soins habituels pendant la pandémie, selon le dernier rapport du PERC – le deuxième de sa série « Utiliser les données pour trouver un équilibre » (Using Data to Find a Balance) – qui s’appuie sur une enquête menée auprès de plus de 24 000 adultes dans 18 États membres de l’Union africaine, ainsi que sur des données sociales, économiques et épidémiologiques provenant de plusieurs sources. Jusqu’à 70 % des personnes interrogées ont déclaré avoir rencontré des problèmes d’accès à la nourriture pendant la semaine précédente, et le même pourcentage de personnes interrogées ont déclaré gagner moins d’argent que l’année dernière à la même époque. Malgré tout, le respect des MSPS est resté fort, et 85 % des personnes interrogées ont déclaré avoir porté un masque de protection au cours des sept jours précédents.

« Les États membres de l’Union africaine ont fermement réagi à la COVID-19 », a déclaré le Dr John Nkengasong, directeur des Centres africains de contrôle et de prévention des maladies. « Les données présentées dans le nouveau rapport du PERC vont permettre aux décideurs de ne pas se fixer uniquement sur le nombre de cas de COVID-19 et de prendre plutôt en compte la santé et le bien-être d’une façon plus globale et d’adapter les mesures d’intervention en conséquence. »

Les gouvernements et les organisations d’aide internationale doivent agir rapidement afin de rétablir l’accès aux services de santé pour les soins qui ne concernent pas la COVID-19 et pour reconstruire la demande publique de services.

Parmi les participants à l’enquête qui ont eu besoin de soins de santé pendant la pandémie, près de la moitié ont déclaré avoir sauté ou retardé des soins ; parmi ceux qui ont eu besoin de médicaments, près de la moitié ont déclaré avoir eu plus de difficultés à les obtenir. Les services de soins de santé les plus souvent retardés ou omis ont été les examens de contrôle, suivis par les soins pour la malaria, le diabète, les problèmes cardiovasculaires, les soins prénataux et les soins aux enfants de moins de 5 ans.

« Comme lors des épidémies précédentes, nous constatons que les soins de santé manqués et retardés ont un fort prix à payer », a déclaré le Dr Zabulon Yoti, directeur régional par intérim du groupe de l’état de préparation et de la réponse aux urgences de l’Organisation mondiale de la santé. « Même les examens de contrôle sont essentiels pour dépister et traiter les personnes atteintes de maladies transmissibles et non transmissibles. Nous devons protéger l’accès aux soins de santé en veillant à ce que les établissements soient équipés pour traiter les infections à la COVID-19 et pour offrir une protection adéquate au personnel sanitaire ».

La plupart des personnes interrogées se sont déclarées favorables à la réouverture de leurs économies nationales, mais elles ont également fait part de leur forte anxiété face à la reprise des activités normales. Les données indiquent que la COVID-19 est considérée comme une menace sérieuse, mais que pour beaucoup, les besoins économiques l’emportent sur l’inquiétude de contracter le virus.

Toutefois, l’observance de ce que l’on appelle les « 3 M » – masque mis, mains bien lavées et maintenir la distance – est resté élevée, ce qui indique aux responsables politiques la voie à suivre. Un soutien efficace des gouvernements à ces mesures comportementales pourrait atténuer le besoin de mesures plus restrictives à l’avenir.

« La COVID-19 a menacé les progrès effectués à l’égard de tous les objectifs de développement durable, et les données du PERC montrent clairement l’importance de mesures d’aide ciblées », a déclaré la Dr Elsie S. Kanza, responsable de l’agenda régional pour l’Afrique et membre du comité exécutif du Forum économique mondial. « Ces mesures sont nécessaires pour favoriser la reprise économique, protéger la santé et empêcher les inégalités de se creuser. »

Le rapport souligne également les lacunes dans la communication des données clés, notamment les données sur la transmission au sein des communautés et l’observance des mesures préventives, ce qui limite la rapidité et l’impact des efforts déployés pour gérer les épidémies locales et rend difficile le bon dimensionnement des MSPS.
« Les données sont essentielles pour notre défense contre la COVID-19, et plus les gouvernements des États membres de l’UA pourront s’y fier pour étayer leurs décisions, plus leur réponse sera efficace », a déclaré le Dr Tom Frieden, président-directeur général de Resolve to Save Lives, une initiative de Vital Strategies. 

Les principales conclusions du rapport sont les suivantes :

  • 44 % des personnes interrogées ayant besoin de soins de santé ont déclaré qu’elles-mêmes ou un membre de leur foyer avait manqué ou retardé des services nécessaires, et 45 % des personnes interrogées ayant besoin de médicaments ont déclaré la même chose à l’égard de l’accès aux médicaments
  • 70 % des personnes ont fait état de problèmes d’accès à la nourriture, principalement en raison de la perte de revenus ou de la hausse des prix des denrées alimentaires
  • 70 % des personnes interrogées ont déclaré gagner moins d’argent qu’à la même époque l’année dernière
  • Les familles à faibles revenus étaient plus susceptibles de connaître une baisse de revenus. Près de 80 % des foyers ayant un revenu mensuel inférieur à 100 USD ont vu leurs revenus baisser, contre 60 % des foyers ayant un revenu mensuel d’au moins 500 USD
  • Six personnes interrogées sur dix sont d’avis qu’il est nécessaire de rouvrir l’économie et que les risques sanitaires de la COVID-19 sont minimes si les règles de distanciation sociale sont respectées
  • 85 % des personnes interrogées ont déclaré avoir porté un masque de protection en public au cours des sept jours précédents, mais comme on pouvait s’y attendre, compte tenu du récent relâchement de certaines MSPS, un pourcentage plus faible (60 %) a déclaré éviter les rassemblements religieux et seulement la moitié a déclaré rester à la maison au lieu de se rendre au travail, à l’école ou à d’autres activités régulières
  • Alors que plus des deux tiers des personnes interrogées sont d’avis qu’un grand nombre de personnes de leur pays seront touchées par la COVID-19, moins d’un tiers (29 %) ont estimé avoir personnellement un risque élevé d’être infectées
  • Bien que la plupart des personnes interrogées aient indiqué avoir une connaissance élémentaire de la COVID-19, la désinformation sur le virus est fréquente, en particulier celle qui implique une interférence étrangère dans les traitements et les vaccins. Près d’une personne interrogée sur trois se range derrière l’affirmation selon laquelle les étrangers discréditent les médicaments africains et testent les vaccins sur les Africains 

Les recommandations incitent les gouvernements à :

  • Donner la priorité au « coinçage » du virus, en garantissant un approvisionnement adéquat en kits de dépistage et en réactifs pour identifier les cas positifs, en traçant les contacts étroits de ceux-ci et en isolant les cas, plutôt que de se fier à un confinement de grande envergure
  • Faciliter le plus possible aux communautés l’observance des mesures de protection personnelle peu coûteuses, appelées « 3 M » – masque mis, mains bien lavées et maintenir la distance. 
  • Protéger le personnel sanitaire en établissant des protocoles pour la COVID-19, en augmentant la disponibilité des équipements de protection individuelle et la formation sur la prévention et le contrôle des infections ; puis encourager les gens à se faire soigner dans des services de santé qui n’ont pas de lien avec la COVID-19 en impliquant les dirigeants communautaires dans le processus
  • Donner la priorité aux mesures fondées sur des données probantes pour accroître la sécurité alimentaire et la reprise économique, y compris les transferts d’argent et l’aide alimentaire directe, en mettant l’accent sur les foyers aux revenus les plus faibles et sur les populations vulnérables
  • Lutter contre la désinformation en partageant des messages cohérents et basés sur des donnés probantes avec des membres de confiance des communautés, qui servent de messagers
  • Investir dans la collecte, l’analyse et la communication de données, notamment des indicateurs clés sur les cas et la réponse de santé publique, la surveillance rapide de la mortalité, les données sur les infections à la COVID-19 au sein du personnel sanitaire et les données sur l’utilisation des services de santé 

Pour lire le rapport en intégralité, veuillez consulter: https://preventepidemics.org/covid19/perc/

Distribué par African Media Agency (AMA) pour Vital Strategies

À propos du Partenariat pour une réponse à la COVID-19 fondée sur des données probantes (PERC)
Le Partenariat pour une réponse à la COVID-19 fondée sur des données probantes (Partnership for Evidence-Based COVID-19 Response) est un consortium d’organisations mondiales de santé publique et d’entreprises du secteur privé. Les organisations membres du PERC sont les Centres africains de contrôle et de prévention des maladies (Africa CDC)l’Organisation mondiale de la santé (OMS), Resolve to Save Lives, une initiative de Vital Strategies, la UK Public Health Rapid Support Team (équipe de soutien rapide pour la santé publique du Royaume-Uni) et le Forum économique mondialIpsoset Novetta Mission Analytics apportent leur expertise en matière d’études de marché et des années d’expérience dans l’analyse des données au partenariat PERC, qui a été créé en mars 2020 en vue de fournir aux États membres de l’UA des informations et des conseils en temps réel afin de réduire l’impact de la COVID-19 sur le continent. Le premier rapport régional du PERC, intitulé Répondre à la COVID-19 en Afrique : Utiliser les données pour trouver un équilibre (Responding to COVID-19 in Africa: Using Data to Find a Balance) a été publié en mai 2020. 

À propos d’Africa CDC
Africa CDC est une institution technique spécialisée de l’Union africaine qui renforce les capacités des institutions de santé publique africaines ainsi que des partenariats pour détecter et répondre rapidement et efficacement aux menaces de maladie et aux épidémies, grâce à des interventions et des programmes basés sur des données. En savoir plus : https://africacdc.org/

À propos de l’Organisation mondiale de la santé (OMS)
L’Organisation mondiale de la santé contribue à un meilleur avenir pour les populations du monde entier. Une bonne santé pose les bases de communautés dynamiques et productives, d’économies plus fortes, de nations plus sûres et d’un monde meilleur. En tant que principale autorité sanitaire au sein du système des Nations unies, notre travail touche chaque jour la vie des gens dans le monde entier. En Afrique, l’OMS est au service de 47 États membres et travaille avec des partenaires du développement pour améliorer la santé et le bien-être de toutes les personnes qui vivent ici. Le Bureau régional de l’OMS pour l’Afrique est situé à Brazzaville, au Congo. Pour en savoir plus, consultez le site www.afro.who.int et suivez-nous sur Twitter, Facebook et YouTube.

À propos de Resolve to Save Lives
Resolve to Save Lives, une initiative de l’organisation internationale de santé Vital Strategies, se consacre à la prévention des décès dus aux maladies cardiovasculaires et à la prévention des épidémies. Elle est dirigée par le Dr Tom Frieden, ancien directeur des centres américains de contrôle et de prévention des maladies. Pour en savoir plus, rendez-vous sur : https://www.resolvetosavelives.org ou sur Twitter @ResolveTSL et @DrTomFrieden

À propos de Vital Strategies
Chez Vital Strategies, une organisation mondiale dans le domaine de la santé, nous pensons que chaque personne devrait être protégée par un solide système de santé publique. Nous travaillons avec les gouvernements et la société civile dans 73 pays pour concevoir et mettre en œuvre des stratégies fondées sur des preuves qui s’attaquent à leurs problèmes de santé publique les plus urgents. Notre objectif est de voir les gouvernements adopter des interventions prometteuses à grande échelle aussi vite que possible. Plus d’informations sur www.vitalstrategies.org ou Twitter @VitalStrat. 

À propos de l’équipe de soutien rapide pour la santé publique du Royaume-Uni
La UK-PHRST est financée par l’aide britannique du ministère de la Santé et des Affaires sociales. C’est un partenariat entre la London School of Hygiene & Tropical Medicine (LSHTM) et Public Health England (PHE). L’université d’Oxford et le King’s College London (KCL) sont les partenaires universitaires. Grâce à l’équipe de soutien rapide pour la santé publique du Royaume-Uni (UK-PHRST), le pays a la capacité de réagir rapidement aux épidémies dans les pays à faibles et moyens revenus du monde entier et de mener des recherches opérationnelles sur l’état de préparation aux épidémies, jouant ainsi un rôle important dans la sécurité sanitaire mondiale. L’équipe s’efforce également d’aider les pays à renforcer leurs propres capacités pour répondre mieux et plus vite aux épidémies à l’échelle nationale.

À propos d’IPSOS
Ipsos est la troisième plus grande société d’études de marché au monde, présente sur 90 marchés et employant plus de 18 000 personnes. Nos professionnels de la recherche, analystes et scientifiques curieux et passionnés ont développé des capacités multispécialistes uniques qui fournissent une véritable compréhension et des informations précieuses sur les actions, les opinions et les motivations des citoyens, des consommateurs, des patients, des clients ou des employés. Nos 75 solutions commerciales sont basées sur les données primaires provenant de nos enquêtes, la surveillance des médias sociaux et les techniques qualitatives ou d’observation. « Game Changers », notre slogan, résume l’ambition que nous avons d’aider nos 5 000 clients à naviguer en toute confiance dans notre monde en mutation rapide.

Fondée en France en 1975, Ipsos est cotée sur Euronext Paris depuis le 1er juillet 1999. La société fait partie des indices SBF 120 et Mid-60 et est éligible au Service de règlement différé (SRD). Code ISIN FR0000073298, Reuters ISOS.PA, Bloomberg IPS: FPhttps://www.ipsos.com/en/news-and-polls/overview

À propos de Novetta 
Novetta fournit des solutions analytiques et techniques de pointe et évolutives pour relever des défis d’envergure nationale et mondiale. Fortement attachée à la réussite de ses missions, Novetta est une pionnière des technologies de rupture dans l’apprentissage automatique, l’analyse des données, les solutions cybernétiques à large spectre, l’analyse en open source, l’ingénierie du cloud, DevSecOps et l’analyse multi-INT pour les clients de la Défense, de la communauté du renseignement et des autorités fédérales de l’application de la loi. Novetta est basée à McLean, en Virginie, et emploie quelque 1 300 personnes aux États-Unis.

À propos du Forum Économique Mondial
Le Forum Économique Mondial est l’Organisation internationale pour la coopération entre les secteurs public et privé. En réponse à l’urgence induite par la COVID-19, le Forum Économique Mondial, en tant que partenaire de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), a lancé la plate-forme d’action COVID. Cette plate-forme vise à favoriser la contribution du secteur privé à la stratégie mondiale de santé publique relative au COVID-19, et à le faire à l’échelle et à la vitesse requises pour protéger des vies et des moyens de subsistance, afin de trouver des moyens d’aider à mettre fin à l’urgence mondiale le plus tôt possible. Plus d’informations : https://www.weforum.org/

Contacts médias

  • James Ayodele, Principal Communication Officer, Africa Centres for Disease Control and Prevention (Africa CDC). Email: Ayodelej@africa-union.org; Tel: +251 11 551 7700
  • Collins Boakye-Agyemang, Communications Officer, WHO Regional Office for Africa. Email: boakyeagyemangc@who.int; Tel: +4724139420 or +242065206565
  • Christina Honeysett, Director of PR, Vital Strategies. Email: CHoneysett@vitalstrategies.org; Tel: +1 914 424 3356
  • Natalie Lacey, Chief Operating Officer, Global Affairs, Ipsos. Email: Natalie.Lacey@ipsos.com; Tel: +14165098460
  • Amanda Russo, Head of Media Content, World Economic Forum. Email: Amanda.Russo@weforum.org; Tel: +1 415 734 0589

Source : African Media Agency (AMA)

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Source : African Media Agency (AMA)

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