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Mali : l’Union africaine accentue la pression sur les putschistes

September 20, 2020

Après la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest, c’est au tour de l’Union africaine (UA) de faire pression pour que la junte militaire au pouvoir au Mali nomme rapidement des dirigeants civils afin de mener la période de transition après le renversement le 18 août du président Ibrahim Boubacar Keïta. Dès le 19 août, l’UA avait suspendu le Mali de l’organisation.

Un mois plus tard, à l’issue d’une réunion en visioconférence, le président du Conseil paix et sécurité de l’Union africaine, Smail Chergui, n’a pas dit autre chose. Il a appelé sur Twitter « à un retour à l’ordre constitutionnel et à une transition rapide menée par des civils au Mali ». Le compte Twitter de la commission a de son côté dit soutenir l’appel de la Cedeao à une transition de 18 mois menée par des civils, et donc non à l’éventualité d’un président militaire. L’institution a tout de même tenu à saluer la décision des putschistes de libérer Ibrahim Boubacar Keïta détenu depuis plus d’une semaine, et déclaré que l’ancien Premier ministre Boubou Cissé ainsi que « d’autres dignitaires » doivent eux aussi être libérés.

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Ultimatum

Les représentants des pays voisins du Mali réunis mardi au Ghana ont pressé la junte de nommer immédiatement un président et un Premier ministre de transition civils. La Cedeao s’est engagée à lever, sitôt ces responsables désignés, les sanctions imposées depuis le 20 août incluant l’arrêt des échanges financiers et commerciaux.

Si au lendemain du coup d’État, l’Union africaine avait annoncé qu’elle suspendait le Mali « jusqu’au retour de l’ordre constitutionnel », ses autres leviers de sanctions possibles ne sont pas clairs. Contrairement à la Cedeao, qui, elle, menace d’imposer un « embargo total » au Mali.

Mercredi, à l’issue des négociations au Ghana, un porte-parole de la junte, le colonel Ismaël Wagué, a déclaré que le Mali pourrait faire face à un « embargo total » de la Cedeao s’il ne nommait pas rapidement des leaders civils. De nouvelles sanctions pourraient affaiblir encore ce pays pauvre qui connaît actuellement une sévère crise économique et qui fait face à l’insécurité djihadiste ainsi qu’à des violences intercommunautaires.

Ismaël Wagué a cependant clairement signifié que la préférence de la junte allait à une transition militaire, assurant que c’était aussi le souhait de la majorité des Maliens. Elle a jusqu’au plus tard mardi prochain, le nouveau délai fixé par la Cedeao pour décider.

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Source : African Media Agency (AMA)

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