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Mali : des nouvelles de l’opposant Soumaïla Cissé

August 22, 2020

Le chef de l’opposition malienne Soumaïla Cissé avait été enlevé le 25 mars dernier en pleine campagne législative, par de présumés djihadistes. Depuis, plus personne n’avait eu de ses nouvelles, même pas ses proches, dont certains avaient été également kidnappés en même temps que lui. Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) au Mali apporte une lueur d’espoir en révélant ce vendredi 21 août avoir transmis des lettres à sa famille qui était sans contact avec lui depuis des mois. Il s’agit d’une des premières preuves de vie de l’ancien candidat aux présidentielles de 2013 et 2018, même si le président Ibrahim Boubacar Keïta, renversé mardi par un putsch, avait assuré mi-juin que son rival était « en vie ». « Nous connaissons ses ravisseurs. Et s’il plaît à Dieu, il reviendra bientôt », avait déclaré le président Keïta.

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L’opposition orpheline de Soumaïla Cissé

La libération de la figure de proue de l’opposition, 70 ans, est l’une des revendications des manifestants qui ont réclamé pendant des mois le départ du président Keïta. « Le CICR a remis à un membre de la famille de M. Soumaïla Cissé des lettres de la part de ce dernier », a indiqué l’organisation dans un communiqué émis depuis la capitale malienne. « Après de longs mois sans contact, pouvoir recevoir des nouvelles d’un être cher est d’un réconfort inestimable pour la famille », a ajouté le Comité international de la Croix-Rouge.

« Je tiens à préciser que les lettres ne contenaient que des informations familiales et que le CICR ne participe pas aux négociations pour la libération de M. Cissé », a déclaré le chef de la délégation du CICR au Mali, Klaus Spreyermann, cité dans le communiqué. « En tant qu’acteur humanitaire neutre et indépendant, lorsqu’un accord est trouvé entre les parties concernées, le CICR sera prêt à faciliter un éventuel transfert des otages », a-t-il ajouté.

À défaut de preuve formelle et de revendication, les soupçons pèsent sur le groupe djihadiste d’Amadou Koufa, affilié à Al-Qaïda. L’enlèvement d’une personnalité nationale d’une telle envergure est sans précédent, même dans un pays où de nombreux rapts ont été perpétrés pour différentes raisons. Cette nouvelle intervient dans un contexte particulier depuis que dans la nuit du 18 au 19, une mutinerie de soldats s’est transformée en coup d’État. Les militaires qui ont pris le pouvoir ont poussé le président Ibrahim Boubacar Keïta à la démission et promettent d’organiser des élections générales « dans des délais raisonnables » afin de « permettre au Mali de se doter d’institutions fortes ».

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Source : African Media Agency (AMA)

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