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Côte d’Ivoire : l’attaque djihadiste dans le Nord a finalement fait 13 morts

June 27, 2020

L’attaque, visant un poste mixte armée-gendarmerie dans la nuit du 10 au 11 juin à Kafolo, a coûté la vie à « 12 militaires et un gendarme », a indiqué le ministre de la Défense. Les autorités ivoiriennes avaient évoqué jusqu’à présent « une dizaine » de morts. Hamed Bakayoko a aussi précisé que le « coordinateur » du commando djihadiste, dont il avait annoncé lundi l’arrestation, était de « nationalité burkinabée », l’identifiant comme « Sidibé Ali », « dit Sofiane », lors d’un point de presse à l’issue d’un conseil national de sécurité. Il « a été interpellé en Côte d’Ivoire », a ajouté M. Bakayoko, également Premier ministre par intérim. Outre le « chef du commando qui a mené l’action », « une trentaine de personnes » ont été arrêtées lors des « opérations de ratissage » menées dans la région depuis l’attaque, a-t-il assuré, citant « des combattants, des agents de renseignements, des logisticiens ». M. Bakayoko avait évoqué, lundi, 27 interpellations.

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Une attaque du GSIM

L’attaque de Kafolo, attribuée aux djihadistes mais non revendiquée jusqu’à présent, est la première action djihadiste meurtrière sur le sol ivoirien depuis l’attentat de Grand-Bassam en 2016 (19 morts). Selon une source sécuritaire burkinabée, elle est l’œuvre de combattants du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM), principale alliance du Sahel affiliée à Al-Qaïda. Cette attaque est considérée comme une action de représailles à une opération militaire commune de la Côte d’Ivoire et du Burkina, en mai, pour déloger des djihadistes installés dans le nord de la Côte d’Ivoire.

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Coopération des armées ivoirienne et burkinabée

« Toutes nos opérations au niveau de la frontière se font en concertation avec les forces armées burkinabées », a déclaré M. Bakayoko. « Nous sentons la pression de l’infiltration de certains groupes qui veulent semer la terreur », a-t-il dit. « Nous travaillons à renforcer nos moyens dans le Nord », a-t-il poursuivi. Les honneurs militaires seront rendus aux soldats tués lors d’une cérémonie le 2 juillet, en présence du président ivoirien Alassane Ouattara, a-t-il indiqué.

Source : African Media Agency (AMA)

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